La suppression de certains de leurs créneaux horaires inquiète les SOA natation

PAR FLORENCE PIAZZETA

Nouveau délégataire, nouvelle présidence au syndicat pour la construction et l’exploitation de la piscine de l’agglomération armentiéroise (SCEPAA) et nouvelles conventions proposées aux clubs utilisateurs de Calyssia (les SOA natation, le club de kayak, celui de triathlon et le subaquatique). Du côté des nageurs, les nouvelles dispositions font grincer des dents car, selon les dirigeants sportifs, elles auront pour conséquences d’amputer d’un quart les créneaux horaires du club.

« Quand on a lancé l’appel d’offre, les SOA natation avaient une convention officielle pour 784 h annuelles prises en charge par le syndicat. Les autres créneaux étaient à la charge de Récréa, rappelle Louis Carpentier, président du SCEPAA. La nouvelle convention est construite sur les mêmes bases que la précédente. » Les dirigeants des SOA natation veulent bien en convenir : officiellement, le club bénéficiait de quatre soirées par semaine sur deux lignes d’eau pendant deux heures (soit 16 h par semaine) mais, dans les faits, « des directives orales » permettaient aux nageurs d’utiliser les bassins 37 heures par semaine sur une ligne d’eau. « C’était un arrangement, un accord tacite avec Récréa qui nous laissait disposer de créneaux libres », plaide Charles Decoene qui précise que, malgré ces 37 heures semaines, le club était déjà à saturation. « Nous avons aujourd’hui 135 licenciés et, tous les ans, nous devons refuser une quarantaine d’inscriptions. Alors, avec 25 % de créneaux en moins… On ne va quand même pas envoyer les nageurs s’entraîner dans la Lys !

 », soupire-t-il.

Du côté du syndicat, on estime que le club était « très gâté par Récréa ». « Et tout ça a un coût.

Aujourd’hui, Equalia veut rentabiliser au maximum les installations, continue Louis Carpentier. Nous ne sommes pas fermés mais il faut être raisonnable… Ce n’est pas de gaieté de coeur que nous avons pris cette décision mais, aujourd’hui, il faut respecter les termes de l’appel d’offre », continue le président du SCEPAA qui évalue le nombre de licenciés du club hors territoire de la SCEPAA à 40 % . « Ce n’est donc pas à nous de financer… Il faut aller chercher les financements ailleurs, solliciter les autres municipalités afin qu’elles mettent la main à la poche. » Selon les calculs des dirigeants des SOA, pour prétendre aux mêmes créneaux horaires que précédemment, il faudrait que le club débourse quelque 13 000 E. Sur un budget annuel de 20 000 E (dont 4 500 E de subvention municipale), c’est impossible. « Ou on fête nos 80 ans l’an prochain, ou on envoie un mortuaire », s’exclame François Dewaele, chargé de la communication du club. « On nous demande de diminuer notre nombre de licenciés. Or, pour avoir deux bons nageurs, il en faut une vingtaine , regrette Charles Decoene qui ne cache pas son inquiétude. Nous, on a dit ce qu’on en pensait… On va rencontrer Bernard Haesebroeck et on espère que les politiques vont prendre le relais. » Le syndicat intercommunal, quant à lui, affirme attendre les propositions du club. En l’état actuel des choses, si rien ne change, une chose est sûre : la prochaine saison des nageurs armentiérois s’annonce compliquée… •

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